Bienvenue!

 

Je ne sais pas si il est possible de faire une présentation
Vous venez de rentrer dans un grand bazar, le mien.
Un mélange de couleurs, d'impro, de mots, de photos, de joie
C'est juste le bric à brac d'une lycéenne, associé avec une
tonne d'humour. 

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Samedi 1 mars 2008
On se souvient toujours des première fois, paraît-il. Moi, celles dont je me souviens, ce sont celles des rentrées scolaires… au collège, puis au lycée. Mais pour l’instant, je me souviens surtout de la dernière, dont garde beaucoup de souvenirs, aussi bons que mauvais.
Pourquoi celle-là et pas une autre ? Seulement car c’était un nouvel établissement, je rentrais donc en terre inconnue. C’est bizarre, ces petits trucs insignifiants qui me sont en resté en mémoire, le sac et les vêtements que je portais, le temps qu’il faisait… Et effectivement, il faisait beau, ce 4 septembre. Je voyais seulement pour la deuxième fois ce lycée que j’allais devoir fréquenter pendant deux années, et j’étais, comme à mon habitude, un peu trop en avance : J’en profite pour regarder les élèves. J’observe ces lycéens, ils sont comme moi, mais ils me semblent différents. Ils rient, ils crient, et moi je suis seule dans mon esprit. Je me fais l’histoire d’une classe merveilleuse, d’une année inoubliable, j’idéalise tout ce qui m’attend, pour dépasser ma peur de l’inconnu. Est arrivé enfin l’habituelle liste. En moins de deux, j’observe des dizaines d’élèves groupés devant ces quelques feuilles qui décident de toute une année de notre vie. J’entendais : «  Waiii, je suis dans la classe de Truc » - «  Merde, j’ai Mr Machin en prof principal ». Je décide alors de m’y aventurer. Après une longue brasse dans une mer d’élève, j’arrive enfin devant le panneau. Je n’ai aucun espoir, aucune attente. Je suis la « nouvelle ». Je lis les noms de mes camarades, la salle, mais à mon grand désespoir, je vois que je suis la seule nouvelle de la classe. Vient ensuite la traditionnelle heure avec le professeur principal. J’observe de nouveau ces élèves, ceux qui vont m’accompagner pendant un an, ou peut-être plus.  « Et si j’allais les voir ? ». Pourtant, je ne suis pas de nature timide, mais je n’ai pas osé à dire ses simples mots : « Salut, je suis nouvelle, tu t’appelle… ? » Non. J’ai passé la rentrée à observer, à essayer de deviner le caractère de chacun, grâce à leur voix, leur vêtement, leur style. Enfin, c’est l’habituelle danse de rentrée : bouquins, listes, formulaires,… mais aussi photo de classe. Sourire crispé. Où je suis ? Qui êtes vous ? Je n’ai plus qu’à me dire : j’y suis, je dois m’y faire. Je ne suis plus avec ceux que j’aime, donc je dois aimer ceux avec qui je suis.
Une première semaine terrible. Je ne pouvais pas oublier que j’étais nouvelle, non. A chaque cours, j’avais le droit de la part des professeurs : «  Qui est nouveau dans le lycée ? ». Je levais donc timidement le bras, en espérant que personne ne me verrait. Pourtant, j’ai eu droit à 32 regards sur moi, des murmures peut-être. Prof : «  Et tu étais où avant ? » Non, pas cette question, s’il vous plaît. Moi : « Lycée Machin truc à Versailles. » Ça y est, je l’avais dit, Versailles. Non je n’habitais pas là bas, je n’avais pas un château,  ni des domestiques. Je ne suis pas milliardaire, je n’ai pas des portraits de Louis XIV dans ma chambre, je suis comme vous ! Un seul mot, et pas mal se sont fait une fausse image de moi. « Et tu t’appelles ? ». « Adèle ». «  Plus foooort !! ». On peut bien me dire que tout le monde à été nouveau un jour, mais pas les profs apparemment qui ne m’ont pas laisser me fondre dans la masse pendant mes premières semaines.
Une première semaine difficile donc, des récrées un peu trop seule, à essayer désespérément de passer des coups de fil aux copines, pour ne pas rester à regarder mes doigts pendant ces longues 20 minutes. C’est pendant ces moments où je me disais, au moins, si je fumais, j’aurai quelque chose à faire toute seule, sans passer pour une paumée, plus communément appelés nouvelle.
Si tout cela ne suffisait pas,  je la voyais partout. D’jé. Des filles brunes, manteau kaki. Des fausses joies de la retrouver. Suivait alors des sms de désespoir. Je me disais que je n’allais pas y arriver, c’était bien trop dur. Je ne pouvais pas rester comme ça. Je m’en veux de ne pas être aller vers les autres, mais j’en veux aux autres de ne pas être venu vers moi, trop occuper à retrouver leur amis, à raconter les souvenirs de vacances. Maintenant, je suis bien mieux entourée, je ne passe plus mes récrées seule, mais elles me manquent toujours autant, et je me sens encore un peu « étrangère ». On se souvient toujours des premières fois, paraît-il. Dans tout les cas, je me souviendrai toujours de cette rentrée. On se souvient toujours des premières fois et moi il m’en reste encore plein à vivre. 
par Délou publié dans : Les cours, quand on y est plus, on en parle
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Lundi 25 février 2008

Non, ne me regarde pas comme ça s’il te plaît. Je sais bien que cela fait au moins 7 mois que l’on se connaît. 7 mois que l’on se côtoie tous les jours, même si  j’essaie parfois de t’éviter le week-end. 7 mois sans presque aucune séparation. Je t’aime pourtant, on se ressemble, on est tous les deux bordéliques, on fait tout au dernier moment, et malgré ça on aime faire les choses biens. Tu m’accompagnes dans ma nouvelle ville, tu m’aides un petit peu à surmonter cette année de lycée.  Et même si j’ai eu du mal à m’habituer à toi, car tu étais nouveau toi aussi, je t’ai choisi. Malgré ça, je sais que l’on va devoir se quitter bientôt. Je le sais et tu le sais aussi. Toute relation ne peut-être éternelle. De la même façon que tu n'étais pas le premier, tu ne seras pas le dernier. Tu finiras avec tous les autres que j’ai laissé tombé. La vie est peut-être mal faite. Ne me regarde pas comme ça s’il te plaît. Je n’y peux rien, c’est comme ça. Je ne choisis pas. C’est comme si quelqu’un à l’intérieur de moi-même m’interdisait de passer du temps avec toi. Je veux faire une pause, juste une quinzaine de jour, voir d’autres gens, et on verra après, même si je sais que toi tu ne changeras pas. Ne me regarde pas comme ça, s’il te plaît. Arrête. Je te vois, je sais que je dois m’occuper de toi un jour ou l’autre. Mais pourquoi maintenant ?! Bon. Tu as gagné. Je t’ouvre : Semaine du 10 au 14 mars : Français, LV2, Economie, LV1, SVT, Histoire, Oral. Tout ça ??!  Je t’avais dit de ne pas me regarder comme ça Mr l’Agenda !!

(Inspiration ? peut-être./ J'ai fait au mieux Barbarette ;-))

par Délou publié dans : Les cours, quand on y est plus, on en parle
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Vendredi 22 février 2008


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Sit-in du 13 février contre la réduction de la DHG 

Bonsoir les jeunes ! Tour d'abord : Je suis en vacances. Enfin. On dit toujours enfin, même si on a souvent des vacances (même si on en a jamais assez) Je me perd. 
Dernier jour de cours, donc dernier jour de mobilisation au 
lycée contre la réduction de la dotation horaire globale, pour ceux qui n'ont pas tous suivi ou compris : Cette diminuation entrainera donc, dans mon lycée, l'amputation d'une centaine d' heures hebdomaire ce qui signifie la suppression des otions facultatives (musique, art, LV3,...), suppression des modules de langue LV2 et LV3 (portuguais), ainsi que d'heure pour la presque nouvelle option européenne. Des options seraient déplacées dans d'autres établissements du département, et une classe de seconde serait supprimée, ce qui entrainerai des classes surchargées. J'espère que je n'ai pas trop dis de bêtises !!
Mais c'est bien la première fois que je me lutte pour ne pas avoir cours en moins =D
Donc, dernier jour de mobilisitation, organisation d'une chaîne humaine autour du lycée, la presse aurait-été présente. Puis manifestation au rectorat de l'académie du département, ou pétitions et je ne sais plus quoi on été déposés. 
Après ça, je n'ai plus qu'a faire mon programme de vacances, en essayant de caser quelques heures de travail entre mes longues journées de glandouille !
Bonnes Vacances pour la zone C, et tant pis pour les autres! Muarf Muarf !


par Délou publié dans : Les cours, quand on y est plus, on en parle
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Dimanche 17 février 2008




Copie-de-Sint-in-018-copie-1.jpg

... et nos profs.
(Sit-in du mercredi 13 février contre la réduction de la DGH )


par Délou publié dans : Les cours, quand on y est plus, on en parle
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Samedi 9 février 2008

 

Je vous en avais parlé mercredi dernier, d'un possible Blocus dans mon lycée contre de possible restriction budgétaire. 
Je ne vais pas m'étaler, notre petit mouvement a fait déplacer le Parisien :

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Cliquez-içi pour l'image en plus grand (Olala je n'insinue pas que vous avez une mauvaise vue ;-)
Par contre, l'article indique 32 élèves par classe à venir. Etant donné que nous somme déjà au moins 33 par classe il doit y avoir une erreur...

En détail, voici un communiqué que l'on nous a distribué : 

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Et puis pas besoin d'être en France... On le fait aussi chez les Simpson !! (Pour avoir cet extrait, j'ai trouvé qu'une seule solution....le filmé =) donc la qualité n'y est pas)


Maintenant que vous avez tout ça, j'vais au moins vous dire pourquoi j'ai participé au Blocus, car j'aurais très bien pu reprendre mon bolide et renter finir ma nuit. Nan, car j'ai, et les autres lycéens et prof du lycée décidé de rester, même si, je pense que cela n'a pas changé grand chose, à part, je l'espère fait commencer un mouvement. Je ne suis resté pas spécialement pour moi, je n'ai pas d'option et dans un an et demi je ne serai plus au lycée. Non, je suis resté pour les autres, pour les prochains lycéens, pour les actuels collégiens. Je fais ce que j'aurai aimé que l'on fasse pour moi. Se bouger pour pouvoir avoir une LV3, la musique, l'art, dans un lycée. Pour ne pas perdre une classe de STG et sûrement les profs qui vont avec. Mais aussi surtout, pour les heures supprimés, et donc pour les postes de profs qui sauteront. 
Je ne sais pas vraiment ce qu'il va se passer, je ne sais pas vraiment ce qui nous attend.
 
par Délou publié dans : Les cours, quand on y est plus, on en parle
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