Retour en arrière. Nous somme mercredi 4 juin, et comme à chaque fois, je propose mon aide à la présidente de
l'association, pour le match d'improvisation théâtrale du samedi suivant. En effet, samedi 7 juin a eu lieu de dernier match d'impro de la saison. C'est lors de cette représentation que
les "ateliers loisirs" montrent leurs talents. Jouaient alors ce soir " mes nenettes". C'est l'équipe dans laquelle je jouait l'année dernière, et l'année d'avant,... Une raison de plus
pour y assister et encore plus d'aider... et pourquoi pas être assistante arbitre !
Un petit pas, nous somme le 7 juin. La présidente m'avais annoncé deux jours auparavant que je pouvais venir en avance pour aider à la préparation. A 18h50, je l'appele : " Tuuuut - ( Remarquez mon sens du réalisme ) -Ouaip' Nadj' C'est Adèle, bon tu as des assistants pour arbitrer finalement ?
- Oui on a deux assistantes, mais par contre, si tu veux... tu peux jouer, il manque un joueur !
- ...
- Adèle ?
- Hum. J'arrive ! " On devait donc me confier une petite mission. Mais petite n'a pas été le terme.
Je me suis rendu au théâtre. J'avais un sentiment bizarre. De la peur, du stress de l'appréhension. Mais aussi un vide. Je ne réalisais pas forcément ce qu'il m'arrivait. J'allais
jouer. J'allais faire un match d'impro.
Je n'avais pas pratiqué depuis 1 an et malgré un mal de crâne prenant, j'ai réussi à surmonter le sorte de stress qui me rongeait. Savoir une heure et demi à l'avance le fait de jouer, ça on me
l'avais jamais fait =D !!!
J'ai rapidement retrouvé mes marques. Ma place sur le banc, ma place dans la patinoire, en réserve, lors des petits cris de guerre, pendant les cocus... Et malgré pas mal de "bides", j'suis
heureuse d'avoir joué.
Et malgré ça, j'hésite encore à m'inscire dans un atelier près de chez moi.
Mais qu'importe... J'ai joué. J'ai ris. J'ai fait rire. Je me suis fait plaisir . J'ai joué, j'ai joué !!!
[ en parlant du Bac, j'ai mon oral le 3 juillet, je déserte donc un peu la toile. Bonne semaine ].
Et voilà. Une nouvelle page se tourne. Encore et toujours du renouveau et du recommencement. Ce 11 juin, j'ai fini mes derniers cours de 1ère.
Encore difficile de réaliser qu'une année s'est déjà écoulée. Voilà 9 mois j'arrivais dans ce nouveau lycée, j'y connais maintenant pas mal de recoins. Je découvrais de nouveaux visages, voilà
que plusieurs me sont familiers. En 9 mois de nombreuses choses ont changés. Et je dois maintenant tout recommencer. La rentrée, l'année scolaire, le bac. Again and again.
Mais en attendant, quand je me retourne sur mon année, j'y vois de belles choses. J'y vois mes nouvelles connaissances. Ces gens qui font mon quotidien ou presque. J'y vois des rencontres
fabuleuses. J'y vois des fous rires, des bourdes, des hontes en classe. J'y vois un peu de noir. Une ambiance de classe pas géniale, des résultats pas à la hauteur de mes espérance. Mais j'y vois
une année sympa.
Et maintenant quand j'essaie d'imaginer ce qui m'attend, tout parais moins rose. Comment sera la classe ? éclatée ? Comment imaginer cette matière sans tel ou tel prof ? Mais surtout, où aller
après le lycée. Zatiz-ze-kwestionne. Suis-je sans avenir ?. Suis-je comme tous ces autres jeunes, les mains dans les poches, la tête dans les nuages et au destin non tracé ? Je veux faire quelque
chose de ma vie. Je veux faire ce que j'aime. Mais j'en aime trop de chose. Je veux pas travailler, je veux m'amuser. Je veux pas grandir. Mais il y a 2 aiguilles qui me rappelent sans cesse que
c'est impossible.
Alors j'dois asseyer de me prendre en main, prendre ce fichu RDV chez le conseiller " d'orientation ". Peut-être qu'en regardant dans les lignes de mains, il découvrera enfin ce que je peux
faire. CE truc qui me titille depuis déjà la 2nd.
Mais pour le moment, le top Chrono est enclenché. Dans 9 longs longs jours tout sera joué.
C'est pour celà que je vais m'eclipser un peu, histoire de faire "jeune-fille-sérieuse-qui-révise-son-bac-sur-son-bureau-mais-qui-ira-sur-l-'-ordinateur-que-pour-taper-sur-Word".
C'est avec tout de même un brin de nostalgie que je ferme cette page. Dire aurevoir aux profs qu'on ne reverra plus. Repenser à cette classe qu'on aimerait tout de même retrouver.
C'est avec tout de même un brin de nostalgie que je vais redemarrer sur une nouvelle année, de nouvelles préoccupations, résolutions et espoirs.
Merci de m'avoir suivi durant mon périple de la première. J'espère que vous serez encore là pour ma terminale.
A bientôt , au hasard d'un article prépublié ou d'une résolution baffouée.
Je pensais que c'était révolu. Je croyais enfin que j'en avais fini avec ça. Voilà un an que je n'avais pas entendu ces mots. Cette expression
qui m'avait collé à la peau pendant toute ma scolarité. Je pensais avoir pris un nouveau départ. J'avais tort. J'ai bien entendu aujourd'hui : " Confiance en soi ".
J'en manquerai, j'en manque plutôt. Depuis de nombreuses années, on me le fait remarquer, mes bulletins en sont la preuve : " qui va progresser en prenant confiance en son potentiel.."
" [...] en prenant confiance en elle..."
Mais bon sang, c'est quoi cette fichu confiance en soi finalement ?
Arriver le jour d'un contrôle en hurlant :" J'vais tous vous laminer ?" J'appelle ça plutôt de la prétention.
Je pense déjà avoir beaucoup pris sur moi. Je stress moins lors des contrôles, mes mains ne tremblent plus, ma respiration s'accélère moins. Il m'arrive encore d'avoir la gorge serrée quand je vois
que je ne maîtrise pas le sujet, mais je me contrôle mieux qu'avant.
Alors que dois-je faire vraiment ? Un meilleur apprentissage changerai peut-être les choses. Mais relire mes fiches au dernier moment, je ne peux pas m'en empêcher. Paniquer en relisant ma copie
non plus. Je pensais que c'était le comportement de n'importe quel lycéen ou étudiant.
Apparemment non.
J'ai beau me le répéter, je ne change pas. Tant pis pour moi, tant pis pour mes études. J'ai toujours fais avec, alors pourquoi arrêter ?
Bla Bla Bla