Copie Bac Blanc.

Publié le par Délou


Comme promis, voiçi ma copie de Bac Blanc de Français. Je ne vous oblige pas à lire, ça me permet juste d'avoir des avis extérieurs. Je vous dévoilerai ma note plus tard. A vous de juger.  Le sujet choisi était :
(Notes pour ceux qui n'ont pas lu mon sujet : Ionesco n'était pas d'accord avec cette libre interprétation )

 


 

 


Quand Ionesco crie au scandale.

 

            Mettre en scène, mettre en scène la vie, l’histoire, la fiction. Mettre en scène pour divertir, pour amuser, pour convaincre. On peut le voir, la mise en scène est un acte complexe et très diversifié.

J’ai lu dernièrement Note et contre-notes de Ionesco, dont je suis un fervent admirateur. Un passage où il critique les metteurs en scène sur les certaines libertés d’adaptation m’a tout de même dérangé.

Lorsque l’on devient metteur en scène, on peut choisis de respecter au pied de la lettre les indications scéniques de l’auteur, tenter de connaître les convictions et les émotions profondes des personnages, établir une représentation conforme à l’imagination de l’auteur.

Mais on peut aussi imaginer sa propre histoire. On peut donner une nouvelle vie aux personnages, laisser notre propre imagination se laisser porter par les lignes pour rendre à la fin, une représentation originale qui ne ressemble pas aux autres fait précédemment.

Je n’insinue pas qu’il faille transformer l’histoire mais plutôt l’adapter, l’adapter à l’époque, à nos envies et à nos sentiments.

J’ai décidé de faire partie du second camp, celui qui fera voyager le lecteur, au-delà de l’œuvre, celui qui fera rêver les comédiens par un jeu différent mais aussi parfois celui qui fera hurler la bonne ou la mauvaise critique.

Je ne suis pas un jeune metteur en scène, fervent de fraîches nouveautés. J’ai déçu de nombreux auteurs par mon interprétation mais ravi des spectateurs par mon inventivité.

Je me demande donc pourquoi, comme le suggère Ionesco, il faudrait respecter toutes les indications scéniques et ne pas en créer de nouvelles. Les représentations ne seraient-elles pas ennuyantes à être les mêmes ? Cela ne fatigueraient-il pas le public, qui se lasserait du théâtre comme il se lasse de la télévision et de ses rediffusions ?

Vous lecteurs, préférez-vous rêvez devant l’imagination que dormir devant la redondance ?

Vous comédiens, préférez-vous une libre interprétation de votre jeu d’acteur qu’une bête application directe ?

Et vous auteurs, préférez-vous laissez vos écrits dans les sombres souvenirs des spectateurs que l’acclamation des critiques et des plus grandes salles ?

Ces questions, je me les pose, et il en vient de l’avenir du théâtre.

Cet art n’aurait-il pas trouvé toute sa splendeur, si certains auteurs n’avaient pas déviés des codes classiques ?

Cet art ne trouve-t-il pas toute sa splendeur lorsque certains metteurs en scène dévient les indications scéniques ?

C’est donc maintenant à nous tous, admirateurs d’une culture vieille de plusieurs siècles de faire des choix. De choisir les nouvelles facettes, les nouveaux codes du théâtre, le divertissement de demain je l’espère.

Mais avant de finir, j’aimerais préciser que si Ionesco ne veut pas que ses pièces soit représentées avec une libre interprétation, sans suivre les indications scéniques, il devrait penser à devenir un metteur en scène aussi brillant qu’il est dramaturge.

 

Un metteur en scène qui espère

Participer à l’évolution

De cet art, au théâtre de demain.




 

 

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Laurence 25/04/2008 22:54

Chère Adèle, Tu te doutes que le sujet choisi, me touche tout particulièrement et je pourrais développer sur ce thème les points de vue les plus contradictoires, et la question demeurera entière. Le théâtre est en effet un art vivant, ce qui, justement ne souffre pas la comparaison que tu fais avec les rediffusions télé, on pourrait imaginer (et c'est le cas avec Becket, qui exige que le décor et les didascalies soient respectées)qu'une même pièce, montée avec les mêmes indications imposées par l'auteur, mais jouée avec d'autres acteurs, "résonnera" différemment. Il faut aussi penser que la plupart des spectateurs (excepté les professionnels) découvriront le texte pour la première fois et peut-être pour la seule fois de leur vie. Le rôle du metteur en scène est humble et noble, quand il est un passeur, le passeur de la pensée de l'auteur. C'est déjà très difficile. Bien sûr, il y a des metteurs en scène qui vont bien au delà et qui porte le texte plus haut que l'auteur ne l'a écrit. Mais il faut que tu saches que la profession de metteur en scène est très récente (début du 20e siècle)et que Jean Vilar se faisait appeler "régisseur". Si tu conclues dans ton texte que Ionesco n'avait plus qu'à être un metteur en scène aussi brillant qu'il n'était dramaturge, je peux aussi te dire que certains metteurs en scène, impuissants à écrire eux-mêmes prennent des textes existants comme simples prétextes...Quand il s'agit de Molière ou Shakespeare, ce n'est pas très grave et c'est même tonique, mais s'il s'agit d'un auteur moins connu, ça peut faire mal!Bref, pour en revenir à ton texte, je trouve que tu écris bien, que tu as développé ton point de vue et tenter d'argumenter avec conviction. Je te mets une bonne note. Bises

Délou 29/04/2008 21:22


Ma réponse n'a pas été enregistrée !
Donc déjà merci pour ta réaction, car ton avis vient de "quelqu'un du milieu". Tu as su mieux argumenter que moi..avec des exemples !
Je te rappele tout de même que le point de vue était indiqué, ce qui signifie que je ne pouvais pas choisir de position.
Mais quand j'y repense, je ne sais pas vraiment si je suis pour ou contre ^^


BBK.mel 24/04/2008 13:03

C'est en lisant ça que l'on voit que tu ne joues pas dans la même catégorie que mes élèves. Eux auraient écrit "C cool le téatre. Je kiffe. Mé fau lessé les gens faire ce qui veule. C la liberté. Ionesco se plante. au fète, C koi un metteur en scène ?"

Délou 24/04/2008 20:54


C'est un peu caricaturer les technos non ? ( ou pro je ne sais plus où tu es ;-)