Comme promis, voiçi ma copie de Bac Blanc de Français. Je ne vous oblige pas à lire, ça me permet juste d'avoir des avis extérieurs. Je vous dévoilerai ma note plus
tard. A vous de juger (sur 16 ).
Le sujet choisi était : Vous êtes metteur en scène. Pour répondre à Ionesco, vous envoyez à un grand quotidien un article dans lequel vous défendez le droit des metteurs en scène à interpréter
les pièces comme ils les ressentent et à prendre certaines libertés avec les indications.
(Notes pour ceux qui n'ont pas lu mon sujet : Ionesco n'était pas d'accord avec cette libre interprétation )
Quand Ionesco crie au scandale.
Mettre en scène,
mettre en scène la vie, l’histoire, la fiction. Mettre en scène pour divertir, pour amuser, pour convaincre. On peut le voir, la mise en scène est un acte complexe et très
diversifié.
J’ai lu dernièrement Note et contre-notes de Ionesco, dont je suis un fervent admirateur. Un
passage où il critique les metteurs en scène sur les certaines libertés d’adaptation m’a tout de même dérangé.
Lorsque l’on devient metteur en scène, on peut choisis de respecter au pied de la lettre les indications scéniques de l’auteur, tenter de
connaître les convictions et les émotions profondes des personnages, établir une représentation conforme à l’imagination de l’auteur.
Mais on peut aussi imaginer sa propre histoire. On peut donner une nouvelle vie aux personnages, laisser notre propre imagination se laisser
porter par les lignes pour rendre à la fin, une représentation originale qui ne ressemble pas aux autres fait précédemment.
Je n’insinue pas qu’il faille transformer l’histoire mais plutôt l’adapter, l’adapter à l’époque, à nos envies et à nos sentiments.
J’ai décidé de faire partie du second camp, celui qui fera voyager le lecteur, au-delà de l’œuvre, celui qui fera rêver les comédiens par un
jeu différent mais aussi parfois celui qui fera hurler la bonne ou la mauvaise critique.
Je ne suis pas un jeune metteur en scène, fervent de fraîches nouveautés. J’ai déçu de nombreux auteurs par mon interprétation mais ravi des
spectateurs par mon inventivité.
Je me demande donc pourquoi, comme le suggère Ionesco, il faudrait respecter toutes les indications scéniques et ne pas en créer de nouvelles.
Les représentations ne seraient-elles pas ennuyantes à être les mêmes ? Cela ne fatigueraient-il pas le public, qui se lasserait du théâtre comme il se lasse de la télévision et de ses
rediffusions ?
Vous lecteurs, préférez-vous rêvez devant l’imagination que dormir devant la redondance ?
Vous comédiens, préférez-vous une libre interprétation de votre jeu d’acteur qu’une bête application directe ?
Et vous auteurs, préférez-vous laissez vos écrits dans les sombres souvenirs des spectateurs que l’acclamation des critiques et des plus
grandes salles ?
Ces questions, je me les pose, et il en vient de l’avenir du théâtre.
Cet art n’aurait-il pas trouvé toute sa splendeur, si certains auteurs n’avaient pas déviés des codes classiques ?
Cet art ne trouve-t-il pas toute sa splendeur lorsque certains metteurs en scène dévient les indications scéniques ?
C’est donc maintenant à nous tous, admirateurs d’une culture vieille de plusieurs siècles de faire des choix. De choisir les nouvelles
facettes, les nouveaux codes du théâtre, le divertissement de demain je l’espère.
Mais avant de finir, j’aimerais préciser que si Ionesco ne veut pas que ses pièces soit représentées avec une libre interprétation, sans
suivre les indications scéniques, il devrait penser à devenir un metteur en scène aussi brillant qu’il est dramaturge.
Un metteur en scène qui espère
Participer à l’évolution
De cet art, au théâtre de demain.
Bla Bla Bla